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LOI DE PARETO ET LOI DES RENDEMENTS DÉCROISSANTS

Posté par Robert Vincent le 22 avril 2014
Wilfredo Pareto (économiste français ayant vécu en Italie) a introduit pour la première fois la notion d’efficacité au début du XXe siècle. Sa fameuse Loi de Pareto (20-80) met en relief l’importance de certaines choses (20%) par rapport à d’autres (80%).

Un exemple de l’application de cette loi empirique : un gestionnaire est en mesure de catégoriser et donc de définir des stratégies différentes pour les plus grands clients (20%) qui représentent 80% des revenus de l’entreprise, et les petits clients qui, bien qu’ils représentent 80% du nombre des clients à servir, à qui faire des estimations, à facturer, etc., ne rapportent que 20% des revenus.

En appliquant la logique de cette « loi de la nature » dans tous les secteurs de l’entreprise, il est possible de rendre l’entreprise toute entière, plus efficace pour prendre les bonnes décisions, pour "faire les bonnes choses" selon les circonstances.

La Loi de Pareto nous indique ainsi où mettre les efforts en concentrant nos ressources sur les aspects ayant le plus d’impacts positifs pour l’entreprise et à l’inverse de les économiser dans les autres aspects.

La Loi de Pareto peut être interprétée avec plus de précision en la combinant à la Loi des rendements marginaux décroissants.

LOI DES RENDEMENTS MARGINAUX DÉCROISSANTS

Quand on a de faibles performances dans un domaine quelconque, il est plus facile d’accroître ses performances que lorsque l’on a déjà atteint un niveau de performance élevé. Plus on s’approche de son potentiel maximal, plus on a épuisé les possibilités d’accroissement de nos performances.

Ainsi, il est plus facile de passer d’une note de 5/20 à une note de 10/20 à un examen scolaire en se mettant sérieusement au travail, ce qui nous fait une progression de 100 %. Mais on comprend bien que, en progressant, on ne pourra pas maintenir le même taux de croissance de 100 % et qu’il est extrêmement difficile de passer de 17/20 à 19/20. À l’image du champion de saut en hauteur qui veut augmenter son record d’un tout petit centimètre, le dernier « petit centimètre » est plus dur à gagner que le premier « petit centimètre » même s’ils ont objectivement la même taille.

Ainsi, pour optimiser nos ressources : temps, argent, efforts, il est plus avantageux de travailler les points (importants selon Pareto) les plus faibles pour atteindre, disons 90% de performance dans le premier, puis dans le deuxième et ainsi de suite plutôt que de concentrer toutes ses ressources sur un seul point que l’on désire parfait ! Les bénéfices obtenus seront bien supérieurs ainsi.

C’est aussi les principes de la priorisation des interventions dans le cadre du Programme UP2.

Au cours des mois qui suivront la mise en œuvre du Programme UP2, l’entreprise pourra s’attarder à poursuivre, dans le cadre de l’amélioration continue, selon la même logique en débutant avec les dimensions les plus faibles maintenant à 90% pour les faire progresser jusqu’à 93 ou 95% par exemple, l’une après l’autre, sans chercher à atteindre 100% puis, ainsi de suite de façon continue au cours de la vie de l’entreprise.

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